Trois
millions de personnes viennent chaque
année visiter la « Merveille de
l’Occident ».
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Sur le Mont, la plupart se
contente de suivre la Grande-Rue, artère principale du
village jalonnée de
musées, magasins de souvenirs, restaurants,
hôtels…
Pourtant, en s’aventurant
dans le labyrinthe de ruelles, loin du brouhaha, il y a
une autre façon
de découvrir le rocher…
Suivez le guide !
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La visite du
village débute porte de
l’Avancée
(1). Passée
l’enceinte des murailles du
Mont-Saint-Michel, chaque endroit, ou presque, a son histoire, son
anecdote.
Tenez ! Les toilettes publiques, saviez-vous
qu’elles ont été
aménagées
sur l’ancien jardin de la cure ? L’office
de tourisme est en lieu et place
du corps de garde des Bourgeois, où les habitants de la
paroisse venaient faire
le gué et assurer la surveillance du Mont. Dans cette même courtine,
deux bombardes, retrouvées en
1839, sont des
« trophées » pris
à l'armée anglaise par les habitants
de la ville lors du siège de 1423.
Passez le pont-levis de la porte du Roy (2).
Devant, à gauche, le bureau de
poste en lieu de l’hôtel Saint-Michel,
où la Mère Poulard
a fait
cuire ses premières omelettes pour les pèlerins.
A droite, la maison de
l’Arcade avec sa tourelle et une niche, ancienne loge
louée aux bouchers de
Pontorson.
La maison de
l’Artichaut (3) enjambe la rue. Un
peu plus haut, ne manquez pas sur la gauche
l’étroite
« ruelle des cocus » (4)
juste en face de l’hôtel de la Croix-Blanche, par
laquelle partir à la
découverte du village et de ses petits jardins.
Depuis la terrasse (5),
observez à droite les maisons
médiévales avec pignons sur rue. Boutique au
rez-de-chaussée, chambres au premier et cuisine au dernier
étage. Les
gouttières communes n’ont pas
été sans causer des conflits de
voisinage… En
levant les yeux derrière vous, vous apercevrez à
gauche, la dernière maison de la
Mère Poulard, avec
son balcon et ses volets verts.
L'église
Saint-Pierre (6) enjambe la ruelle, qui se retrouve
sous son autel. A
l’intérieur : riche mobilier retable du 17ème
siècle, fabriqué
par les prisonniers de l’abbaye.
L’église paroissiale est
dédiée au culte de
Saint-Michel depuis 1866. Une splendide statue de l’archange
en lamé argent est
située dans la chapelle.
Traversez le cimetière (7),
grimpez l’escalier et, à l’ombre
d’un palmier, ne manquez pas l’épitaphe
du
caveau d’Annette et Victor Poulard, creusé dans
l’ancien petit jardin dont elle
était propriétaire et qu’elle a offert
pour agrandir le cimetière.
La rue des
loges se trouve au
pied de l’abbaye. Au Moyen-âge, des marchands
ambulants s’installaient pour une
saison dans des baraques en bois. Les
trous creusés dans la roche (8)
sont les emplacements de leurs coffres-forts, où ils
enfermaient leurs
marchandises pour la nuit.
De
l’autre côté de la rue,
l’ancienne auberge de la
« Truie
qui file » (9)
jouxte
l’école qui fut ouverte jusque dans les
années 1970.
Une
terrasse classée (10)
se situe aujourd’hui en lieu et place de la
« Maison
Blanche ». Cet ancien manoir, blanchi à
la chaux, propriété de
l’abbé de
Lamps, était entouré d’une chapelle,
d’un jardin - l’actuel jardin de l'Isle
des Bas (comprenez « des
ébats » !) - et d’un
jeu de paume,
« le tripot », là
où se trouvent aujourd’hui deux
réservoirs d’eau.
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